Récit d’une féministe devenue mère au foyer

Bonjour à toutes et tous,

Je m’appelle Claude-Aline, j’ai 27 ans et habite dans un petit village en Suisse. J’ai découvert le blog de Thérèse il n’y a pas si longtemps, mais il m’a fait tant plaisir que j’ai eu envie de lui partager ma bien petite expérience.

J’ai été durant des années dans le camps des « ultra-féministes », je tenais des propos tels que : « Je ne ferai jamais maman au foyer ! », « Je m’habille comme je veux ! » ou encore : « Je peux faire tout ce que les hommes font ! », etc. On se disputait beaucoup avec celui qui est mon mari aujourd’hui à ce sujet, je le trouvais terriblement macho. J’ai commencé à devenir plus ouverte à la discussion sur certains points en découvrant la foi catholique. Je m’étais convertie à l’âge de 15 ans dans les milieux évangéliques, mon mari, lui, a grandi dans une famille catholique et m’a fait rencontrer des prêtes qui m’ont énormément apporté spirituellement. J’évoluais gentiment, mais je restais fermement féministe. À ce moment-là, j’étais étudiante en ingénierie dans une école très réputée de ma région, dans un milieu majoritairement masculin.

Malgré nos divergences, nous avons eu, mon mari et moi, l’immense grâce de la confiance en la Providence et nous nous sommes mariés alors que nous étions encore tous les deux étudiants. Quelques années plus tard, je commençais mon premier travail en tant qu’ingénieure, alors que mon mari commençait sa dernière année d’études. C’est à ce moment que nous nous sentions prêts pour agrandir notre famille. En août 2017, j’ai accouché de notre fille aînée et j’ai vécu à ce moment-là le bouleversement de ma vie ! Durant toute la grossesse, j’étais très angoissée de savoir comment j’allais m’en sortir moi qui n’avais jamais été attirée par les enfants. Thérèse en parle dans un podcast, la vision féministe de la maternité est très triste. J’ai très vite compris l’énorme mensonge de cette idéologie ! Ce que j’ai vécu est l’antithèse de ce que j’imaginais. J’étais émerveillée par cette petite vie que j’avais portée en moi pendant 9 mois et mis au monde dans de grandes souffrances, certes, mais je l’avais fait. J’étais tellement fière ! Et ce bébé était si parfait à mes yeux, c’était un sentiment indescriptible. Je n’avais jamais aimé d’un amour aussi puissant. Je reste encore aujourd’hui bouleversée par ce qui s’est passé le jour de la naissance de ma fille.

La maternité m’a révélée à moi-même et très vite, l’idée de retourner travailler me retournait l’estomac. J’en pleurais des heure durant, ça me déchirait les entrailles de devoir laisser ma fille à la crèche 3 jours par semaine (je devais reprendre mon travail à 60%). J’ai prolongé mon congé maternité jusqu’aux 6 mois de ma fille, mais ma boule au ventre ne partait décidément pas. Je ne voulais pas retourner travailler. La majorité des mamans autour de moi me disaient : « Oui, c’est dur, mais tu verras, on s’y habitue. » Je ne comprenais pas cette réflexion, pourquoi s’habituer à quelque chose de difficile ? Quel est le sens de tout cela ? Ne suis-je pas faite fondamentalement pour rester à la maison auprès de ma fille ? Je voyais aussi que mon mari vivait les choses bien différemment. Il était évidemment heureux du temps qu’il pouvait passer avec sa fille, mais la relation n’était pas la même. Mes convictions féministes étaient bien mises à mal et j’avais de la peine à comprendre ce qu’il se passait. Je n’avais qu’une seule certitude, je ne pouvais pas reprendre mon travail à 60%, c’était simplement impossible. Alors j’ai démissionné et j’ai trouvé un travail à 30%, il était encore trop tôt dans mon cheminement intérieur pour assumer de devenir maman au foyer. Nous avons rapidement senti à nouveau prêt pour accueillir la vie dans notre famille. Enceinte de mon deuxième enfant, j’ai petit à petit compris qu’il fallait simplement que j’arrête de travailler pour rester auprès de mes enfants. Il m’était toujours très difficile de laisser ma fille à la crèche même si ce n’était « que » deux après-midis. Je n’avais aucun plaisir à travailler, tout mon esprit était vers ma fille. Alors nous avons pris des dispositions pour que je puisse arrêter mon travail, nous avons déménagé dans un appartement bien plus petit, supprimé toutes les dépenses inutiles et la Providence à fait le reste. Mon mari a reçu une proposition pour un poste très intéressant et avec un meilleur salaire, nos propriétaires nous ont offerts les loyers que nous aurions dû payer en double avec le nouvel appartement, etc. À la naissance de notre fils, j’ai donc donné ma démission et depuis quel bonheur ! Évidemment ce n’est pas tous les jours faciles, mais je sais que je suis à ma place. Je rends grâce pour mon mari, à qui j’ai si longtemps reproché d’être macho, alors qu’il est en réalité un homme qui prend ses responsabilités d’époux et de père et n’a pas peur d’assurer seul les revenus de la famille. Il est à mes côtés dans ce choix que nous avons fait ensemble pour le bien de notre couple et de notre famille. Et nous avons l’immense joie d’attendre notre troisième enfant pour l’automne prochain 🙂

Je me suis posée la question de l’habillement en voyant ma fille de 2 ans et demi qui me demande tous les jours des robes et en lui lisant des… Martine. Vous connaissez ces histoires pour enfants ? Les images sont très belles et Martine et sa maman sont toujours très bien habillées (les hommes aussi d’ailleurs), même dans des moments ordinaires de la vie. Vous allez rire, mais c’est vraiment comme ça que mon questionnement sur l’habillement à commencer et c’est comme ça que j’ai découvert ce blog. Alors j’ai encore de grands progrès à faire (mon armoire est remplie de jeans…), mais je sens que mon cheminement prend maintenant cette dimension. Affaire à suivre donc 😉

Voilà mon humble parcours d’une féministe devenue maman au foyer 😉

Merci à Thérèse pour l’immense travail qu’elle accomplit !

Claude-Aline  

36 réflexions sur “Récit d’une féministe devenue mère au foyer

  1. Marie dit :

    Merci Claude- Aline pour ce si beau et si touchant témoignage, rempli d’espérance! Oui, qu’on le veuille ou non, la femme est, de par nature, vouée à la très belle mission de la maternité, et les diverses expériences des unes et des autres prouvent que cela est profondément inscrit en chacune d’entre nous! Et l’idéologie fémininiste n’a qu’à bien se tenir devant la merveilleuse réalité des faits!

    Je ne sais plus quel auteur a écrit, en métaphore sur le féminisme : «  Le tigre peut se libérer des barreaux de sa cage, mais pas des barreaux de sa peau. »

  2. Sofynette dit :

    C’est un très joli témoignage … et que ce soit “Martine” ou “Alice” en passant par les “6 compagnons”, les femmes sont vraiment féminines et cela m’a permis d’en discuter de la beauté du vêtement avec ma petite ado !

  3. Thérèse dit :

    Oui les Martine sont de très jolis livres pour les enfants, bien écrits et les illustrations sont de bon goût, il y juste un point qui me gêne, je ne sais pas pourquoi les dessins laissent apercevoir souvent la culotte de Martine. Il eût été facile d’éviter cette faute de goût, surtout pour des petites filles !
    Sinon j’admire votre parcours qui crie de vérité et dans lequel je me retrouve moi-même, après 4 enfants.

  4. Clotilde dit :

    Oh quelle belle histoire ! Merci de l’avoir partagée, cela donne espoir aussi face au nombre incroyable de féministes…! Comme quoi, rien n’est impossible à la grâce de Dieu !

  5. M-Marie dit :

    Merci pour ce beau témoignage qui nous montre encore une fois que Dieu opère des miracles par sa grâce!
    Concernant Martine et sa petite culotte malheureusement il semblerait que l’auteur de Martine ait avoué sur le tard que c’est par volonté perverse qu’il ait placé une image de ce type dans chaque album. Une fois que l’on sait cela la vision de cette collection qui a ravi plusieurs générations de petites filles en prend un coup. Personnellement je pense n’en offrir qu’un ou deux à ma fille telle Martine petite Maman…

  6. Marie dit :

    Je rectifie la citation de mon premier commentaire plus haut : «  Le tigre peut se libérer des barreaux de sa cage, mais pas des rayures de sa PEAU » , en référence aux féministes qui cherchent à se « libérer » en se masculinisant mais qui ne peuvent pour autant se débarrasser de leur nature féminine.

  7. Delvaux dit :

    Merci pour cette confirmation . En tant que médecin, j’avais bien senti un relent de pédophilie dans ces livres …

  8. Marie dit :

    Je rectifie la citation de mon premier commentaire plus haut : «  Le lion peut se libérer des barreaux de sa cage, mais pas des RAYURES de sa peau», en référence aux féministes qui veulent se « libérer » de leur féminité en se masculinisant, mais qui ne peuvent se débarrasser de leur nature féminine profonde.

    Pour Martine, j’ai déjà entendu de la part de pères de famille équilibrés et sensés, pas coincés, qu’ils ne voulaient pas de ces livres pour leurs enfants car effectivement on voit systématiquement sa culotte dans quasiment chaque album, ce qui est pour le moins incorrect. Mais d’un mal on Dieu peut tirer un bien puisque Claude-Aline a pu se réconcilier avec la féminité notamment grâce aux robes de Martine! 😉

  9. Claude-Aline Loetscher dit :

    Bonjour à tous et merci pour vos retours qui me touchent.

    Concernant les Martine, au moment où j’ai écrit le témoignage pour Thérèse, je n’avais que des Martine de mon enfance donc des années 90 et dans ces éditions, on ne voit jamais apparaître la culotte des petites filles (Martine ou autres), depuis, ma belle-maman m’a apporté des Martine de sa génération et en effet, à chaque page, une culotte est visible… :/ On en a justement discuté hier avec mon mari en se disant que ce n’était pas très sain(t). Je ne sais pas si l’auteur a changé entre les éditions, mais j’ai encore vérifié les Martine édité plus tard (où Martine est toujours en robe contrairement au Martine actuel) n’ont pas de culotte apparente. 😉

    Une belle soirée à chacun.

  10. Jeanne83 dit :

    Très beau témoignage de Claude-Aline, c est touchant et encourageant. Bravo pour son parcours !

  11. Marine dit :

    Merci Claude-Aline pour ton témoignage ! Je n’ai pas grandi comme toi dans les camps des ultra féministes, c’est tout l’inverse. Pour ma part j’en avais (et j’ai toujours) ras le bol du préchi précha “mère au foyer” et me disait qu’une femme pouvait bien, si sa vocation individuelle l’y appeler se diriger vers des fonctions qui semblent de prime abord plus excitantes et valorisantes.
    Avec la naissance de ma fille, mon échelle des valeurs a changé. Comme toi, je n’ai plus du tout goût au travail ; j’ai été bouleversée par sa naissance et l’amour immense que j’ai immédiatement éprouvé pour elle, aujourd’hui j’ai envie de tisser autour de nous un cocon dans lequel la petite famille s’épanouira, les talents s’éveilleront, où donner les messages qui me semblent essentiels à transmettre et favoriser les apprentissages cruciaux pour devenir homme et femme libres devant Dieu.
    J’ai envie de créer des jeux pour ma fille, nous préparer des repas délicieux, décorer la maison selon les saisons, les temps liturgiques…
    Bref, les tâches de mère au foyer sont celles qui m’attirent le plus en ce moment !! Et ça me râpe un peu la langue de dire cela !
    Bref, je m’arrête car le piou piou m’appelle ^^

  12. Claude-Aline Loetscher dit :

    @Marine, comme ton commentaire me touche et me fait sourire en même temps, en effet je vois bien ce que tu décris. Le bouleversement qu’une femme vit au moment de devenir maman, est, il me semble, indescriptible et imprévisible. Notre liberté intérieure est notre plus grande force dans ces moments, mais en effet, le chemin intérieur pour assumer et vivre pleinement ce changement n’est pas des plus aisés. Encore aujourd’hui, j’ai beaucoup de proches qui rigolent gentiment (ou pas d’ailleurs…) du changement radical que j’ai vécu en devenant maman. 😉
    Sache que tu n’es pas seule! 😉

  13. NYBeautycare dit :

    Coucou je suis heureuse pour elle et le fait qu’elle a trouvé sa voix. Mais je ne suis pas d’accord à 100% avec ce qu’elle dit ainsi que certains commentaires. Je crois que certaines personnes comprennent mal le féminisme. Ce n’est pas la masculinisation des femmes mais plutôt le fait de leur laisser avoir le choix et d’avoir les même chance de réussite que les hommes. Si elle a trouvé sa voix aujourd’hui c’est parce qu’elle a eu la chance de naitre dans une société qui le lui a laissé, le choix d’aller à l’école, le choix de s’éduquer, le chois de travailler et même le choix d’abandonner. On ne s’en rends pas compte car on a pas toutes vécu les même situations mais toutes les femmes (du monde entier) n’ont pas cette chance et c’est ce pourquoi on se bat, pas pour se comparer aux hommes. Je suis contente qu’elle soit heureuse dans sa situation actuelle et c’est ce pourquoi en tant que féministe j’adhère, le fait que chaque femme trouve sa façon d’être heureuse par elle même et non parce qu’elle est “catholique” que je vous le rappelle n’est qu’une religion parmi tant d’autres.

  14. Marie dit :

    Nybeautycare, merci pour ce commentaire bienveillant et détaillé.

    Mais permets moi, en toute bienveillance également, d’attirer ton attention sur deux élément qui me paraissent à première vue contradictoire. Quand tu écris : «  avoir les mêmes chances de réussite que les hommes », puis plus bas, «  ce n’est pas se comparer aux hommes », cela m’interroge. Si je reformule, tu voudrai être comme les hommes, tout en disant ne pas te comparer à eux? Dis moi si j’ai mal compris.

    En fait, je comprends le souhait que les femmes soient heureuses, tout comme les hommes d’ailleurs. Mais elles ne le seront qu’en respectant leur nature féminine, qui est différente et complémentaire de la nature masculine, ni moins ni plus belle! L’homme qui essaie d’acquérir le plus de qualités, de réussites et d’atout féminins possibles sera toujours en deçà d’une vraie femme, puisqu’il reste, qu’il le veuille ou non, un homme. C’est pareil pour la femme qui veut imiter l’homme. Et d’ailleurs, les simili de réussites que nous proposent les médias et le prêt à penser actuel est il vraiment un synonyme de réel bonheur sur le plan humain? Je ne le crois pas. La femme n’a jamais été si libérée qu’aujourd’hui, et jamais si malheureuse non plus, si l’on en croit le nombre élevé de suicides par exemple.

    Alors pourquoi ne pas s’épanouir pleinement en vivant à fond ce que nous sommes, selon notre nature, hommes ou femmes? «  Soyez vous mêmes, les autres sont déjà pris! » Oscar Wilde.

  15. Marie dit :

    Permets moi en outre de te livrer mon témoignage personnel. Jeune mariée, j’ai fait le choix, avec mon mari, de rester au foyer, où il y a tant à faire, même sans enfants. Lecture, jardin, ménage, couture pour nous et les autres, soutien et conseil à mon mari, écoute et soutien des amies en difficulté, correspondance avec la famille, visites aux personnes âgées, cuisine avec de bons fruits et légumes locaux… Effectivement, tu me diras : «  oui, mais tu ne peux faire ce choix que parce que le salaire de ton mari te le permet! ». Effectivement, mon mari a un salaire modeste mais qui nous permet de vivre ne faisant des choix simples, en vivant à la campagne et en ne faisant pas de dépenses outrancières: nous sommes très heureux comme cela. En fait, je dirai plutôt que l’on adapte sa vie en fonction de ses choix.

    Et tu veux savoir quels sont les seuls moments où je souffre d’être au foyer? Et bien quand l’entourage, bien formaté, me questionne pour savoir si je ne m’ennuie pas, me dit que ça doit être horrible, qu’il ne faut jamais donner toute la place dans sa vie à un homme, que je ne le sais pas encore parce que je suis jeune… Formes de reproches voilés et archi culpabilisants, véhiculé par la société actuelle qui IMPOSE À LA FEMME MARIÉE DE TRAVAILLER, soi disant pour être épanouie, sous peine de passer pour quelqu’un d’inutile, une moins que rien sans personnalité et sans consistance, à charge de la société. La femme qui ne travaille pas ne reçoit aucune considération aujourd’hui, elle est plutôt persécutée. Donc je ne cautionne pas ce que tu dis, non la société actuelle ne donne pas le choix, elle te met une pression folle pour te forcer par tous les moyens à quitter le foyer ( où tu es ou serai heureuse si tu y avais goûté), pour aller bosser comme les hommes à l’extérieur ( ou tu es plus ou moins malheureuse au fond de toi, mais reconnue et non culpabilisée)

  16. Thérèse dit :

    L’une d’entre vous pourrait-elle aider Lucie avec sa question ? Que faire lorsque c’est le mari qui pousse son épouse à travailler ?

  17. Claude-Aline Loetscher dit :

    Je ne sais pas par où commencer pour répondre, mais on voit bien que le sujet mène vite au débat. 😉

    Je vais essayé de répondre à Lucie malgré l’immense difficulté de cette question. En effet, le mari qui pousse son épouse à aller travailler est une situation malheureusement plus répandue que ce que l’on imagine. Cela montre que le féminisme a entraîné et entraîne encore une crise de la masculinité et un refus de certains hommes de prendre leurs responsabilités. C’est très triste autant pour la femme que pour l’homme.

    Pour parler plus concrètement, je dirai qu’il est important que la femme exprime vraiment son désir de rester au foyer. Parfois on croit que notre mari comprend entre les lignes, mais pour avoir une vraie discussion, il me semble primordial d’exprimer clairement et très sérieusement notre envie de rester à la maison. Prendre aussi le temps d’exprimer nos sentiments face à cette situation. Ensuite, il me semble aussi important d’écouter ce que répond le mari. Pourquoi il nous pousse à retourner au travail? Il a peur pour nous? Il a peur de la charge que cela représente pour lui, pour nous? Il trouve que “ça ne sert à rien”? Il a peur du jugement des autres? Il peut y avoir beaucoup de raisons différentes et tant qu’elles ne sont pas exprimées le dialogue est difficile. Quand on comprend les sentiments de chacun, il peut être plus facile de chercher des solutions.

    Evidemment par la suite, il faut faire des calculs financiers. Le mari à ce moment-là pourra aussi se rendre compte que la différence de budget n’est généralement pas si grande avec un salaire de moins. En effet, c’est un salaire de moins, mais c’est aussi des économies de crèches, d’impôts, de frais de déplacement, de repas pris l’extérieur etc.

    Il me semble que la clé reste dans le dialogue, l’écoute, l’expression de ses sentiments et de ses besoins.

    Chaque situation et chaque couple est différent, c’est pourquoi il est si difficile de répondre à cette question… J’espère que ça pourra t’aider.

    Merci pour ta question qui met en lumière une problématique répandue, mais rarement discutée.

  18. Thérèse Sahuc dit :

    Moi je dirais à Lucie : tout dépend des motivations du mari qui souhaite que sa femme travaille. Chaque couple est unique, on ne peut donner des réponses à l’emporte-pièce. Le mari peut avoir de lourdes responsabilités professionnelles et souhaiter alléger ou changer de poste (je connais plusieurs maris ingénieurs qui n’ont pas supporté le milieu industriel où il faut se battre en écrasant les autres, ils sont devenus enseignants en collège ou lycée, et leur femme a repris une activités à temps partiel. Les horaires du papa enseignant lui permettent d’être plus présent à l’éducation de ses enfants. Une amie dans ce cas m’a confié :”On gagne moitié moins d’argent mais on est deux fois plus heureux…”).
    Je dirais que tout dépend de la finalité du désir de l’homme que sa femme travaille, est-ce une courses à l’argent ? Un désir de voir sa femme se réaliser, en l’absence ou après plusieurs maternités ? A-t-il lui-même besoin de faire une pause dans sa carrière ?
    Personnellement, après quatre enfants, j’ai suivi les conseils de ma pédiatre qui m’a suggéré une reprise à temps partiel dans un travail que j’aimais : un mi-temps a mis “du beurre dans les épinards” pour la vie de famille et a été bienvenu les enfants grandissant, et j’étais à la maison les mercredi et tôt le soir pour aller chercher mes enfants à l’école…et maintenant qu’ils sont étudiants, j’ai repris plus d’horaire car les besoins financiers se font sentir.Je me trouve très chanceuse. Bien sûr tout le monde n’a pas cette chance de pouvoir aménager son temps de travail au service de la vie familiale, mais on peut y tendre, et conseiller à nos filles un choix d’orientation vers des carrières souples au service de leur future famille.

  19. Claude-Aline Loetscher dit :

    Bonjour Thérèse,

    Je partage votre avis, j’ajouterai simplement que le mari doit lui aussi entendre son épouse qui désire rester à la maison et faire des concessions dans son sens. Un vrai dialogue doit être fait pour trouver la voie qui conviendra le mieux à chacun des époux.
    Personnellement, même un très petit pourcentage ne me convenait pas du tout.

  20. Jeanne83 dit :

    Je pense aussi qu il faut comprendre pourquoi ce mari souhaite que sa femme travaille. Plusieurs raisons pensentsont fréquentes :
    1/ que leurs femmes se reposent à la maison. Ils ne veulent pas bosser pendant que leur femme se prélasse. Ds ce cas, la solution est d échanger les rôles pendant 1 ou 2 semaines et ils verront si nous nous prélassons toute la journée.
    2/ qu ils veulent une femme intéressante qui a des projets et quelque chose à leur raconter le soir. Ds ce cas, peut-être faut-il lire les actualités, creuser différents sujets pour être sûre d avoir de la conversation et ne pas parler que des enfants et de divers problèmes domestiques.
    3/ qu ils veulent suffisamment d argent pour se payer des vacances ou avoir une beau logement. Là c est peut-être tout un projet de vie à revoir. Mais peut-être sera-t-il sensible au fait que les enfants seront plus heureux en restant avec leur maman !

    Bref, pas de solution magique mais bcp de communication ds le couple !

  21. Brigitte de Suisse dit :

    Une des questions que Nick Rockefeller m’a posée lors de cette rencontre fut la suivante : « D’après toi, quel était la véritable intention derrière l’avènement du mouvement de libération des femmes ? » Je lui ai répondu que les femmes cherchaient à obtenir des droits égaux sur le marché du travail, à obtenir un salaire égal pour un travail équivalent de la même manière qu’elles avaient obtenu le droit de vote. Sur ce commentaire, il a éclaté de rire et m’a rétorqué : « Tu es un idiot. » Et pourquoi suis-je donc un idiot ? « Je vais te dire quel était le véritable but derrière le mouvement d’émancipation des femmes. Ce sont nous de la fondation Rockefeller qui avons fondé ce mouvement. Nous l’avons fondé et en avons fait la promotion au moyen des journaux et des chaines de télévision contrôlés par la fondation Rockefeller. Il y avait deux raisons principales pour favoriser l’expansion de ce mouvement. Premièrement, nous ne pouvions soutirer de l’impôt sur les revenus de la moitié de la population avant l’avènement du mouvement de libération des femmes. Ensuite, depuis son avènement, les enfants fréquentent l’école et les garderies à un âge beaucoup plus précoce où il est possible de les endoctriner et de modeler leur conception du monde dès leur tout jeune âge en plus de détruire la famille traditionnelle. Les enfants considèrent maintenant l’état comme étant un substitut de la famille. L’école et l’autorité qu’elle représente se substitue désormais à la famille d’antan et les parents ont abandonné leur rôle d’éducateurs auprès de leurs progéniture. Voilà les 2 principales raisons derrière le mouvement de libération des femmes. » Initialement, je croyais qu’il s’agissait d’un mouvement noble mais lorsque j’ai compris leur véritable intention qui se tramaient en coulisse, l’origine du mouvement et l’idéologie qui le supporte, j’ai compris l’intension perverse dissimulée derrière un mouvement que je considérais auparavant comme noble… Aaron Russo,

    Arrêtez d’être naïves Mesdames..

  22. Marica dit :

    Pour ma part, et pour rejoindre tous ces témoignages et conseils, après la naissance de mon premier enfant, mon mari aussi était favorable à une reprise du travail après quelques mois de congé parental. Heureusement, j’ai très vite attendu notre deuxième, et la fin de mon congé parental a coïncidé avec le début.de mon nouveau congé maternité.
    Effectivement, mon mari continuait à laisser entendre que je serais plus épanouie et complète au travail, et que je pourrais vraiment apporter quelque chose de plus à mes enfants en travaillant. Inconsciemment, il me faisait culpabiliser de n'”être que” mère au foyer. En plus je suis prof, alors vraiment, pour lui, comme je ne faisais pas grand’chose à la maison, je pouvais bien aller enseigner, activité si simple et pratique ( je reconnais que le métier de professeur a des avantages, mais non, ce n’est pas un métier ni facile ni reposant).
    Quand ma deuxième a eu neuf mois, j’ai repris mon poste au lycée pour quatre mois. C’étaient les derniers mois de l’année scolaire, et nous avions pris cela comme un essai, qui, s’il était concluant, m’amènerait à reprendre définitivement à la rentrée suivante.
    A la fin des quatre mois, il n’a jamais été question de continuer l’expérience, et je suis mère au foyer à plein temps auprès de mes désormais trois enfants.
    Pour convaincre son mari, on peut effectivement lui montrer par l’expérience que les choses se passent mieux quand la femme est à la maison.
    Il faut absolument se montrer épanouie et de bonne humeur quand on est à la maison. L’état de mère au foyer est parfois un peu déprimant, à cause de la solitude, de la répétition des tâches, de la difficulté du métier d’éducatrice. Il faut surtout sortir, voir des copines, passer des coups de fil, faire ce qu’il nous plaît, SANS CULPABILISER, C’EST EN FAIT ESSENTIEL !!
    Je conseillerais également de convaincre son mari qu’il est financièrement rentable, ou du moins pas trop grevant, de rester à la maison, à travers des réalisations concrètes. Évidemment, il n’y a plus de crèche ni de cantine ni d’aide ménagère à payer, on a besoin de moins de tenues (même s’il ne faut pas se négliger pour autant) etc. Mais on peut encore se mettre , maintenant qu’on a du temps, à coudre les vêtements des enfants, faire ses confitures et ses conserves, son pain, ses propres produits ménagers, bref, des activités qui globalement permettent de faire des économies.
    Plein de soutien à celles qui aimeraient rester à la maison sans pouvoir le faire !

  23. Vladi Facon dit :

    Personnellement j’ai travaillé pdt mes études sup.pour les financer et par la suite pendant une très longue période de ma vie active sans enfants ( par choix ).
    J’ai continué à travailler à 80% même après la naissance de notre troisième enfant et en attendant le quatrième. C’était très difficile sur tous les plans! Je ne souhaite à personne à devoir sevrer son bébé pour reprendre le travail. C’est une chose violente et douleureuse pour la maman et le petit. Mais la pression est si grande. Et puis, quand on a un bon poste et que le salaire de la femme est supérieur à celui de l’époux le choix est d’autant plus compliqué à faire.

    Je suis depuis 2 ans femme au foyer, nous vivons à la campagne dans une très petite maison. Je n’ai pas honte et j’assume ce choix. Après 19 ans sur le marché du travail, je travaille….pour ma famille. Notre 5 ème enfant doit naître dans 14 jours et nous vivons sans nous priver de l’essentiel avec le modeste salaire de mon époux. Voila que c’est possible avec la grâce de Dieu.

  24. Thérèse dit :

    Merci Vladi pour ce témoignage très édifiant ! La maternité demande parfois des sacrifices, et je vous admire d’avoir réussi à faire ceux-ci pour le bien de votre foyer. Vous avez toute mon admiration 🙂

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